Restez chez vous et visitez musées et jardins en Irlande # 1 – Dublin

Chaque jour de votre fauteuil : un musée et un jardin

Le Coronavirus ou Covid19 s’est invité cruellement dans nos vies et a été déclaré pandémie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). En Europe, nous essayons, impérativement et intelligemment, de rester à la maison. Nous ne voulons pas nous priver de culture et nous ne pouvons nous résoudre à nous priver d’Irlande, de France ou de Portugal. Nous allons vous aider à rester chez vous. 
The Irish Club vous propose chaque jour une visite au musée (en ligne) et une promenade au jardin le plus proche.
Pourquoi The Irish Club se passionne pour les jardins, pourquoi unir musée et jardin ?
Simplement, parce que ce sont deux lieux où beauté, création, imagination, respiration sont sublimées, partagées. C’est là que la rencontre entre l’Homme et la nature est la plus réussie et souvenez-vous de William Robinson,  l’Irlandais qui libéra les jardins.

# Jour 1 –  HUGH LANE GALLERY

Si je vous propose de passer par la Hugh Lane Gallery, c’est que c’est au coeur, de ce qui fut et qui veut renaitre : le coeur du Dublin culturel en Europe. Le Nord de Dublin, à quelques encablures de la Poste  (GPO) haut lieu de mémoire irlandaise, au coeur d’une rénovation monumentale de ce qui devient : Parnell Square Cultural Quarter

UNE PREMIÉRE MONDIALE : UNE GALERIE MUNICIPALE D’ART MODERNE

Visitons Hugh Lane Gallery. Hugh Lane est surtout connu pour avoir créé la Galerie municipale d’art moderne de Dublin en 1908 (la première galerie publique d’art moderne connue dans le monde) et pour sa remarquable contribution aux arts visuels en Irlande. Il est le neveu de Lady Gregory, mais aussi et surtout l’ami de Yeats, Synge, Orpen et un membre du mouvement culturel irlandais : The Celtic revival..
Sir William Orpen, le portraitiste irlandais, chouchou des londonniens, est l’initiateur d’un voyage à Paris. Voyage dura lequel, Lane s’enticha des Impressionnistes français en visitant la galerie de Paul Durand Ruel, parfois aussi nommé  » l’homme qui fit Monet« . Hugh Lane fit aimer l’impressionniste en Irlande.
Si l’importance de l’action de
Hugh Lane pour l’Art Moderne échappe encore trop souvent aux condensés de l’Histoire de l’Art, c’est, sans doute, à cause de sa mort tragique et prématurée dans le naufrage du Lusitania en 1915, il n’avait que 39 ans.
C ‘est en 1933, que la Gallery Hugh Lane intègrera la Charlemont House comme  lieu permanent de la Galerie municipale d’art moderne. Charlemont House est un exemple de l’art des Grandes maisons (Big Houses) à Dublin.
Depuis, l’Hugh Lane Gallery  a beaucoup changé en devenant un lieu de passage obligé pour tous les amateurs d’art moderne. Si, comme le rappelle Barbara Dawson, la directrice de H.L.G., certains amateurs d’art pensent que le MoMa est le premier musée de ce type, il se trompe car le MoMA n’a été créé qu’en 1929, soit plus de 20 ans après que le jeune Lane, il n’avait que 32ans, eut créé HLG. Cette préséance rappelle combien Dublin était alors le coeur vibrant culturel au début du XXe siècle (Lire le passionnant article du Brooklyn Rail)
En mai 2006, la Gallery Hugh Lane a inauguré une nouvelle aile, dessinée par le cabinet d’architectes irlandais Gilroy McMahon . Trois nouveaux espaces à découvrir lorsque vous passerez à Dublin, dès que vous pourrez à nouveau voyager. Nous vous en dévoilons quelques trésors.

LES VITRAUX D’HARRY CLARK

Harry Clark, un Maître verrier irlandais d’une dextérité, d’une créativité inimaginable. La couleur dans le travail de Clark, est envoutante, enivrante…
En 1923, Clarke a été chargé par la famille Jacob Biscuits de réaliser un vitrail illustrant le poème de Keats « La veille de la St Agnes« . Cette fenêtre-vitrail était destinée à leur maison à Dublin.
C’est une œuvre de fantaisie pure, presque de folie. Le motif du poème est l’histoire d’une jeune fille, Madeline, qui dort dans son lit la veille de la Saint-Agnès lorsque son amant Porphyro, se faufile à l’intérieur, et les deux disparaissent dans la nuit.
L’ATELIER FRANCIS BACON : rapportés de Londres :  chaque livre, magazine, tube de peinture, magazine furent reposés comme il était dans le studio du 7 Reece Mews, South Kensington, London. Une installation émouvante puisque on retrouve en effet l’ambiance du studio, le fameux bazar dont Francis Bacon disait : « It’s much easier for me to paint in a place like this which is a mess. I don’t know why but it helps me » (C’est beaucoup plus facile pour moi de peindre dans un endroit comme celui-ci qui est en désordre. Je ne sais pas pourquoi mais ça m’aide -)

SEAN SCULLY ROOM : il y a sept tableaux offert à la Hugh Gallery par l’artiste né à Dublin. Sean Scully est peintre et graveur. Il vit et travaille à New-York. Il se décrit expressionnisme abstrait, il associe le travail à la biographie de l’artiste, à son énergie intellectuelle et affective. « Si vous prenez Matisse, Mondrian, Rothko, alors vous avez mon travail« . Découvrir son travail sur le site de sa galerie : Galerie Lelong & Co

 

Le jardin du Souvenir (Parnell)

#  JARDIN DU SOUVENIR

À deux pas de Hugh Lane Gallery, le Jardin du Souvenir (Garden of Remembrance), inauguré en 1966 pour commémorer le 50ème anniversaire de l’Insurrection de Pâques, autrement dit pour honorer la mémoire de tous ceux qui ont donner leur vie dans un engagement pour la Liberté.  Dans ce jardin urbain au coeur de la capitale, de belles symboliques des histoires et légende irlandaise : sa fontaine où les armes Viking de la céramique rappelle la tradition d’offrande des armes a une rivière après une victoire. Une statue monumentale ayant pour thème : les enfants du roi Lir de Oisin Kelly. Une oeuvre en bronze et cuivre et représente les quatre figures des enfants (de Lir), et quatre cygnes : selon la légende, les enfants ont été transformés en cygnes pendant 300 ans.
Admirez la photo du jardin, une photo exceptionnel pour appréhender le design du jardin. La photo est extraite du livre « Dublin from the air » du photographe  Dennis Horgan.
Si vous vous étonnez de la couleur si exagérement bleue des grilles qui entourent le jardin, c’est simplement pour rendre hommage aux soldats irlandais engagés dans la Force de maintien de la paix de l’Organisation des Nations unies (couramment appelés Casques bleus en référence à la couleur bleue de leur casque).
Non, je ne vous en dirais pas un mot de plus, car vous irez bientôt en découvrir plus à Dublin.

[su_box title= »Bon plan » box_color= »#99cc00″ radius= »5″]Lorsque vous serez à Dublin,
Le Musée :
Hugh Lane Gallery, Charelmont House, Parnell Square N, Dublin 1,
Tel.: +353 1 222 5550 . Web Site : hughlane.ie
Entrée Gratuite  (2€ de don minimum sont espérés).
Pour en savoir plus sur Bacon : La Francis Bacon MB Art Foundation est une institution à but non lucratif consacrant ses activités de recherche à l’étude de l’œuvre, de la vie et du processus créatif de Francis Bacon. Le Jardin : Le Jardin du Souvenir (Garden of Remembrance) [/su_box]

Première photo : Hugh Lane Gallery @ Jardin of Remenbrance – Image © Dublin City Council