Menu

« Rosie Davis » sort de l’ombre les modestes

27 mars 2019 - Archives, The News
« Rosie Davis » sort de l’ombre les modestes

« Rosie Davis » sort de l’ombre les modestes

Dés la première semaine de sa sortie en France à la mi-mars 2019, Rosie Davis s’affiche parmi les trois meilleurs films de la semaine. Alors que l’Irlande est souvent pointée du doigt comme un refuge de Google Boys, de Facebook employés.  Dublin ne serait qu’un nid cocon de GAFA ? Rosie Davis, Mutter Courage à l’irlandaise, en nous plongeant dans la vie d’une famille modeste de Dublin, nous prouve le contraire. Face à la détermination de cette dublinoise, nous faisons l’expérience du quotidien des plus fragiles de nos pays. Nous vivons en direct l’effondrement de nos capitalismes occidentaux, la transformation des métropoles dont le rebond entraîne, à chaque accident financier successif, de laisser une partie des populations sur le bas côté.

Paddy Breathnach en mode Ken Loach

Paddy Breathnach fait depuis son premier film Ailsa, (meilleur premier film au Festival de San Sebastian) ou avec Irish Crime, film noir avec Brendan Gleeson, un cinéma humain sans sentimentalisme. Rosie Davis nous plonge dans le Dublin qui n’a pas souvent les honneurs des grands écrans.
On peut adorer Dublin et accepter de voir la réalité en face ! N’est-ce pas même la meilleure façon de faire bouger les choses ? Le refus de contentement béat.
Paddy Breathnach nous émeut et on ne peut, en le rapprochant de ses pairs, qu’évoquer Ken Loach ou les frères Dardenne. Un travail subtil pour dépeindre des gens ordinaires, une troublante élégance pour à raconter des histoires populaires.

Dublin par Roddy Doyle

Ce film est simple : pendant trois jours, nous chavirons au rythme de la vie de Rosie Davis (Sarah Greene ), de son mari (Moe Dunford) et des 4 enfants. Nous partageons avec Rosie  son combat quotidien,  la poursuite de son objectif obsédant de trouver où faire dormir la famille chaque soir.
Le scénario de Roddy Doyle s’inspire d’une histoire réelle. Á l’instar de sa trilogie dublinoise  (The Commitments , The Snapper et The Van), Doyle décrit la vie à Dublin sans complaisance. Tout n’est pas rose dans la ville si souvent vantée comme une ville où il fait si bon vivre, joyeuse et tumultueuse.
Ce film irlandais simple devient beau, tendre, social sans pathos, on finit par se dire que seul Dublin peut inspirer de telles sagas et que Paddy a particulièrement réussi à raconter celle-ci.

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :