The Irish Eyes Magazine, trente ans de veille sur l’Arc Atlantique
En mars 1996, The Irish Club faisait paraître le numéro 1 de The Irish Eyes Magazine. Depuis trente ans, nous traversons les paysages de l’Irlande, de la France et du Portugal — Veilleurs d’une mémoire vive, journalistes d’un territoire qu’il fallait apprécié, défricher avant de le raconter …
De la charnière historique au rôle de veilleur
Trente ans de présence sur le terrain nous ont appris que l’Histoire d’un peuple ne se lit pas seulement dans les livres — elle s’admire dans ses paysages, se murmure dans ses cafés, se grave dans les visages de ceux qui la portent.
La France redécouverte
La pandémie de 2020 a agi comme un révélateur brutal : en 2021, 85 % des Français partis en vacances sont restés en France. Le Covid avait fermé les frontières ; le pouvoir d’achat, lui, les a maintenues en demi-teinte.
En 2024, près de 40 % des Français ont réduit leur budget vacances — et pourtant, plus de 85 % de leurs séjours estivaux se sont déroulés en France, dont 71 % dans des villages et espaces naturels éloignés des foules. Ce retour vers soi, vers les terres proches et les chemins oubliés, The Irish Eyes l’a accompagné et anticipé depuis 1996 : raconter l’Irlande, la France et le Portugal, non comme des décors de cartes postales, mais comme des territoires vivants, à hauteur d’homme.
Des Collèges Irlandais au Centre Culturel Irlandais à Paris
L’Histoire ne se juge pas, elle se transmet. En choisissant 1996 comme notre « Point Zéro », nous avons voulu accompagner la renaissance d’une identité. Si, il y eu un Collège des Irlandais à Lisbonne, Paris occupe une place unique dans cette géographie mentale.
Le Collège des Irlandais du 5, rue des Irlandais (autrefois rue du Cheval vert) fut le dernier des Collèges historiques avant de devenir, sous nos yeux, le premier Centre Culturel Irlandais d’Europe.
Cette transition de l’éducation à la culture est le socle de notre engagement.
Á partir de Mars 1996, nous avons fait paraitre 1 numéro de The Irish Eyes magazine ; il fut distribué gracieusement chaque mois et ce pendant plus de 100 numéros.
Figures de Proue — Eileen Gray, William Robinson, P’tit Bonhomme
Être journaliste, c’est aussi être un « réveilleur » de mémoires oubliées. Dès notre numéro 1, nous avons mis en lumière des figures de proue restées dans l’ombre dont l’œuvre était alors menacée.
Eileen Gray — Nous avons célébré l’architecte du modernisme alors que sa villa E-1027, en Provence, n’était qu’une ruine oubliée. Aujourd’hui, elle est un phare de l’architecture mondiale.
William Robinson : Nous avons rendu à l’Irlande la paternité du Jardin sauvage. Cet Irlandais du comté de Down a posé les fondations de la liberté du jardinage moderne — bien avant les codes rigides des jardins à l’anglaise.
Notre regard croisé : France, Irlande, Portugal — Sl[Autrement] Viagem
Aujourd’hui, cet héritage se déploie sur trois terres de résilience : en Irlande, en France, au Portugal. Que ce soit dans le Connemara, en Provence ou dans l’Alentejo, nous appliquons la même méthode : un journalisme de terrain, respectueux des faits et des hommes, attentif à ce dialogue permanent entre les cultures. À l’heure de la mondialisation et des dérèglements climatiques à inverser, nous observons où, qui et comment il est possible de redessiner activement un morceau du monde — régénérativement.
C’est sur le Web, une fois encore, que nous vous proposons une nouvelle aventure : celle du Voyage Autrement, Otherwise, A viagem diferente, sur trois territoires — l’Irlande, la France, le Portugal — et parfois bien au-delà.
Toujours le Voyage autrement. Travel Otherwise/A viagem diferente.