Menu

Dublin georgien, balade irlandaise

29 janvier 2017 - The News, Voyage
Dublin georgien, balade irlandaise

Il existe autant de raison d’aller à Dublin que de week-end dans l’année. Réservez un vol et débarquez. Dépaysement et enchantement assurés !
Pour les fans de style, les passionnés d’architecture, les amoureux de belles pierres, il y a de bonnes raisons de découvrir Dublin et plus particulièrement le Dublin géorgien.

Avez-vous besoin d’un guide ?

Prenez un Dublinois, attention, un vrai Dub, un qui est né là, qui aime sa ville autant que Joyce. Un vrai Dub pourra vous en dire autant de bien que de mal.  Demandez-lui de vous raconter son Dublin (de préférence lorsque vous avez le temps et si possible devant un grand verre, cela peut durer très longtemps). Regardez ses yeux s’interroger, s’embrumer, sourire, puis rire et se lancer.

Le Bar Oval dit Horseshoebar Horseshoebar dans le Selbourne Hotel à Dublin © Shelbourne

Dirty Old Town 

Dublin, is a… « bloody city »… pas de panique, même si cette ville a vu naître Bram Stoker, le père de Dracula, elle n’est pas plus sanglante qu’une autre capitale, vous venez juste de découvrir un des charmes de Dublin : les dublinois et leur savoureuse langue. Ils manipulent l’anglais avec humour et ne peuvent s’empêcher de jouer avec les mots. Ils prétendent que les anglais leur ont imposé cette langue pour en faire de la littérature.
Nous sommes priés de les croire : Dublin s’enorgueillit de 3 prix Nobel de littérature (Yeats, Shaw, Beckett) et d’avoir vu naître Goldsmith, Joyce, St John Gogarty, Robinson, O’Casey, Doyle, Sheridan. Oscar Wilde est aussi un enfant de la ville, formé à Trinity College au cœur du Dublin géorgien et cela continue au XX et XXIe siècle.

Trinity College

Fondée en 1592, l’université a formé la fine fleur de l’intelligence anglo-irlandaise. C’est là que l’on peut admirer le Book of Kells, manuscrit sur vélin du début du 9e siile, écrit par les moines de Iona, il faut aussi visiter la grande salle de la bibliothèque, Long Room agrémentée d’une galerie et d’une voûte (64m sur 12m).
En sortant, face à Trinity College, visitez la Banque d’Irlande  (officiellement The Irish Houses of Parliament) construit en 1728 pour abriter le premier parlement irlandais, non loin, le Château de Dublin (4), par lequel toute l’Histoire d’Irlande est passée et où l’on peut admirer la magnifique Chester Beatty (5) Library.

Dublin , Trinity College ©Tourisme Irlande. Dublin Georgien

Trinity College Université Dublin © Tourism Irlande (en haut et en bas)

La porte de l'Université

Revenez sur vos pas à la rencontre de Molly Malone,The tart with the cart, la nénette à la brouette  (je tiens des Irlandais, le secret des rugbymen de l’île : c’est Molly qui pousse dans la mêlée) symbole du petit peuple de Dublin, elle se tient à deux pas de Grafton Street, l’artère grouillante de Dublin, près de l’office de Tourisme de Dublin .

St Stephen’s Green, poumon de la ville, ce parc a été dessiné en 1877, il est entouré de grands hôtels particuliers célébrant l’âge d’or de Dublin : le plus célèbre bâtiment est le Shelbourne Hôtel, véritable palace ayant conservé le charme irlandais de l’art de vivre de l’époque. Si vous n’y séjournez pas, allez prendre un verre au Horseshoe Bar .

Dublin georgien

dublin-oscarLe tour de Dublin georgien* serait incomplet sans passer par Merrion Square en remontant de Stephen Green à la hauteur du Shelbourne Hôtel, prendre Kildare Street et découvrez 4 musées nationaux . Le National Museum, où sont conservés les trésors archéologiques des primeres heures de l’Irlande à nos jours. La collection des bijoux préhistoriques est considérée comme la plus belle collection d’Europe avec la Broche de Tara et le Calice d’Ardagh du 8e siècle. Apprenez tout sur l’Irlande à l’époque Viking. Si vous n꒐tes pas las d’histoire, émerveillez -vous au State Heraldic Museum puis passant par Nassau Street, arrivez au National Galerie, pour tout savoir de la peinture irlandaise et des grands maîtres.
Assez des musées, promenez-vous, la Leinster House construite au sud de la Liffey par le Duc de Leinster .
« Le sud sera à la mode, lorsque j’y serais « , avait-il répondu lorsqu’on lui fit remarquer que le sud n’était pas très aristocratique…

Aujourd’hui c’est au sud Dublin qu’est le parlement irlandais Dail Éireann. En face dans le Merrion Hôtel, plusieurs fois récompensés, c’est là aussi qu’il y a le très bon restaurant — d’un français qui a bien réussi à Dublin : Patrick Guilbaud. Ne croyez pas les mauvaises langues qui vous diraient qu’on mange mal dans cette ville.
Autour de Merrion Square, sans doute un des quartiers les plus délicieusement Dublin Georgien,  savourez-en le charme désuet.
Georgian House Museum

Autour de Merrion square, au N°29,  c’est une maison géorgienne restaurée, meublée vous raconte la vie d’une famille entre 1790 et 1820.
Au N°1, la maison de la famille Wilde, Oscar est né à deux pas à Westland Row.
Profitez de l’ambiance de la ville, de la gentillesse des Dublinois. Laissez-vous guider par votre feeling, baladez vous   le long du canal, vous y croiserez peut-êtee Patrick Kavanagh et arrêtez-vous dans un des très nombreux pubs dublinois.
Si la devise de la ville est : « The Obédience of the citizens produise a happy city (L’obéissance des citoyens, fait une ville heureuse) il est un autre proverbe irlandais qui dit que dans les pubs, « il n’y a pas d’inconnus simplement des amis dont on n’a pas encore fait la connaissance ».
Plainte, à la votre en irlandais, je vous laisse, pas besoin de moi pour commander la suite…
Que vais-je faire maintenant ? J’ai rendez-vous au Gate Theatre avec un Dublinois, promis, je vous emmène la prochaine fois faire le tour de Dublin by Night.

Gate Theatre © Tourisme Irlande.

 Gate Theatre © Tourisme Irlande.

Georgien* : georgien* C ‘est le style qui va embellir Dublin à son apogée, sous les règnes de George I à George IV. Lorsque Dublin est la capitale culturelle de l’empire britannique. C ‘est le style architectural que l’on peut résumer ainsi. Un style qui va s’installer vers 1714 et durer jusqu’au environ de 1830, le style qui s’installe entre le palladianisme et le victorien.  

%d blogueurs aiment cette page :